Reportage

Quels sont les pièges de la lecture des étiquettes ?

Certains produits semblent plus équilibrés qu’ils ne le sont en réalité : vérifiez bien les étiquettes.

1. Sel ou sodium ?
Depuis décembre 2016, les fabricants sont tenus d’indiquer la teneur en sel sur les étiquettes. On trouvait auparavant la mention sodium ou « Na » sur les étiquettes. Le sodium est un composé du sel de cuisine (NaCl), et un gramme de sodium correspond à environ 2,5 g de sel. Comme la quantité de sodium est inférieure à la quantité de sel, on ne trouvait souvent que la mention « Na » sur les étiquettes. Ce n’est maintenant plus autorisé.

En faisant vos courses, comparez les produits de différentes marques, ou bien les différentes variétés. Une pizza aux légumes contient moins de sel qu’une pizza de la même marque contenant du fromage ou de la viande. Et une marque de purée de pommes de terre en sachet contiendra peut-être plus ou moins de sel qu’une autre marque. Optez toujours pour le produit avec la plus faible teneur en sel. Pensez à vérifier la quantité de sel par 100 g ou par portion, et comparez avec les produits équivalents
 

2. Le sucre, quel que soit son nom, reste du sucre
Saviez-vous qu’il existe au moins vingt noms différents pour le sucre dans les ingrédients ? Pensez au glucose, fructose, sirop de glucose-fructose, saccharose, sucrose, maltodextrine, dextrose, sucre inverti, sucre de canne, mélasse (sirop), sucre candi, cassonade, sucre cristallisé, sucre vanillé… Les producteurs listent parfois les sucres raffinés sous des noms différents et ces ingrédients sont en fin de liste. Vous avez donc l’impression que les produits en question contiennent moins de sucre.


3. Petits secrets de fabrication
On ajoute parfois de l’amidon à bon nombre de produits. Il provient de produits naturels comme les pommes de terre, le maïs, le blé, le riz ou le manioc, mais il est soumis à de nombreuses transformations dans l’industrie agroalimentaire. Cet amidon modifié peut affecter la texture des produits : les chips sont plus croustillantes, le pain sèche moins vite et les sauces, soupes et yaourts plus crémeux. Et cette solution diminue également les coûts, car on utilise moins de matières premières nobles. Une soupe de légumes peut dans ce cas contenir jusqu’à 40 % de moins de légumes.

EN SAVOIR PLUS :
TROUVE-T-ON DES ADDITIFS « E » NATURELS ? >