Reportage

La passion des plantes

C’est à Die, une commune idyllique des Alpes du Sud, qu’une petite coopérative active dans les plantes médicinales a vu le jour en 1989. Dans les années 90, elle s’est spécialisée dans la production de compléments alimentaires végétaux et bio. Le choix de son nom s’est très vite imposé, puisqu’elle s’est inspirée du département français qui l’abrite : la Drôme. « Une région de rêve », comme l’affirme Wim Tanghe, qui dirige l’entreprise.

Ce qui nous frappe d’emblée, c’est la diversité incroyable de plantes. Comment l’expliquez-vous ?
Nous nous trouvons à la croisée de plusieurs climats. La Drôme est située à proximité de la Méditerranée et au pied des hautes montagnes. Dans un rayon de 50 km autour de l’entreprise, il peut geler jusqu’à – 20 °C à certains endroits, alors qu’à d’autres, il ne tombe jamais un flocon de neige. Le biotope idéal pour une riche diversité de plantes. Des espèces qui ont besoin de gel comme l’échinacée à celles qui ne le supportent pas du tout comme l’olivier, toutes les plantes se sentent ici comme chez elles.

 

Comment produisez-vous vos extraits à base de plantes ?
Une teinture mère, ou plutôt un extrait de plante, est une solution composée de plantes, d’alcool et d’eau. Dans les années 90, l’alcool bio n’était pas facile à trouver.  Nous avons commencé avec de l’alcool de vin bio, nous sommes vite passés à de l’alcool de vin bio.

 

Et aujourd’hui votre gamme s’est considérablement étendue...
C’est vrai car, en plus des extraits de plantes, nous produisons aussi des huiles essentielles, des fleurs de Bach… Sans oublier des complexes à base d’herbes, d’huiles et de propolis comme par exemple pour notre gamme d’hiver.

 

Vos plantes proviennent-elles de la Drôme ?
Nous essayons en effet de travailler le plus possible avec des agriculteurs locaux. Ils cultivent des champs entiers de plantes et pratiquent aussi la cueillette sauvage. Les zones de cueillette autorisées sont reprises sur des cartes d’état-major, car elles ne peuvent ni faire l’objet de pulvérisations  ni renfermer des autoroutes ou des terrains industriels. Mais nous nous approvisionnons aussi en dehors de nos frontières. C’est le cas pour notre eucalyptus, par exemple, qui est cultivé au Portugal et pour notre cannelle que nous faisons venir d’Indonésie. Nous les faisons distiller sur place pour diminuer notre empreinte écologique. Entre transporter 600 kg de plantes ou 1 kg de distillat, notre choix est vite fait.

 

Quelle importance accordez-vous au commerce équitable ?
Le plus important pour nous est de bâtir une relation durable avec nos fournisseurs. Quand nos plantes viennent de pays lointains, nous essayons de soutenir des projets sociétaux sur place, pour permettre par exemple d’améliorer les conditions de vie et de travail. Ces projets bénéficient parfois d’un label équitable, mais le plus important pour moi, c’est de tisser des liens personnels avec les populations locales.

 

Mais l’essentiel reste...
... la nature au sens pur, évidemment ! Ladrôme a endossé le rôle de pionnier pour les extraits de plantes bio et nous tenons à ce que nos produits restent 100 % naturels. Cela signifie aussi que nous ne pulvérisons jamais nos plantes avec des activateurs de croissance ou des pesticides, car ces substances seraient encore présentes lors de la distillation. Et nous ne voulons que le meilleur des plantes dans nos extraits. Le bio s’impose donc pour nous comme une évidence.

 

Comment parvenez-vous à puiser le meilleur des plantes ?
Nous disposons d’une équipe qui mène des recherches sur les bienfaits des plantes. Elle répond à des questions comme : durant quelle phase de la vie de la plante ses principes actifs sont-ils les plus efficaces, quel est le meilleur moment pour la cueillette, quelle quantité de plante convient le mieux pour un extrait... C’est de cette façon que nous garantissons la qualité constante de nos produits, que nous en découvrons parfois de nouveaux ou que nous améliorons les produits existants.

 

Quels conseils pouvez-vous donner à nos lecteurs ? Comment peuvent-ils se préparer au mieux à l’offensive hivernale, par exemple ?
Nous avons créé une gamme à la propolis tout spécialement pour les mois plus froids. La propolis est une substance fabriquée par les abeilles en mélangeant de la résine, de la cire, des sécrétions salivaires et des pollens. La gamme regroupe des produits agissant à titre préventif et d’autres aux effets curatifs comme le spray pour la gorge ou le nez, ou encore un sirop. Pour ce qui est de la prévention, nous proposons les ampoules Immuno+, un mélange de propolis et de jus d’échinacée, qui booste la résistance naturelle. Mais l’essentiel, c’est de bouger suffisamment, même par un froid de canard !

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