Reportage

De Groene Kans : une vocation sociale

Pas facile pour tout le monde de trouver un job. Parfois, la recherche d’un emploi est freinée par le passé du demandeur, sa situation familiale… C’est pour ces personnes que De Groene Kans a vu le jour. Fil rouge de son histoire : son intérêt pour l’humain et l’environnement.

Comment a commencé l’histoire de De Groene Kans ?

Il faut se replonger au début des années 90, quand l’Europe a lancé plusieurs initiatives pour offrir une formation aux demandeurs d’emploi de longue durée. De Groene Kans a alors été créé pour faciliter la recherche d’emploi de ces personnes. Car travailler, c’est aller de l’avant !

 

Pour quels besoins précis peuvent-ils s’adresser à vous ?

À certains, nous proposons un accompagnement et à d’autres, un emploi chez nous. Nous leur offrons différents jobs : dans les champs ou à la production de nos confitures et sirops. Nous mettons aussi sur pied des équipes mobiles qui s’occupent de l’entretien d’espaces naturels pour les administrations publiques.

 

Combien de personnes avez-vous déjà accompagnées ?

Plus d’une centaine : des Belges, mais aussi des Russes, des Tchétchènes, des Ivoiriens, des Afghans… Toutes ces nationalités collaborent dans une bonne ambiance. De Groene Kans ouvre ses portes à tout le monde sans distinction de pays d’origine ou de convictions. Nous favorisons l’échange et la collaboration et nous apprenons mutuellement les uns des autres.

 

Le champ d’à côté vous appartient-il ?

Oui. Au début, c’est ici que nous cultivions nos aromates. Aujourd’hui, nous y cultivons des petits fruits pour la production de nos confitures et sirops.

 

Culture et transformation sont entièrement biologiques ?

Bien sûr, rien de plus logique pour nous. Cela cadre parfaitement avec notre vision, car nous nous intéressons de près à l’environnement. Et à l’humain aussi évidemment. C’est précisément parce que nous partageons les mêmes visions que notre collaboration avec Bio-Planet est si harmonieuse.

 

Comment élaborez-vous vos confitures et sirops ?

Tout se fait entièrement à la main. Après la récolte, une partie des fruits sont congelés pour pouvoir produire toute l’année. Nos collaborateurs font cuire les fruits dans de grandes marmites et y ajoutent du jus de pomme concentré ou du sucre issu du commerce équitable en fonction du produit final. Aucun additif artificiel n’est utilisé. Les pots et bouteilles sont remplis à la main et sans utilisation d’un tapis roulant, dans le but de créer davantage de postes de travail.

 

Comment se présente l’avenir pour De Groene Kans ?

Comme ici, nous commençons à être à l’étroit, nous avons le grand projet de déménager vers le nouveau domaine provincial d’IJzerboomgaard. Cette zone verte à vocation récréative se situe au pied de la Tour de l’Yser. Le déménagement est prévu en août. Notre production bio se déplace dans un tout nouvel entrepôt, et nos services administratifs s’installent dans l’ancien bâtiment de l’école de boucherie au cœur du domaine. Une autre partie de cette ferme sera transformée en café pour les promeneurs et les cyclistes. Nous prévoyons aussi en 2018 de proposer un jardin pour la cueillette libre de fruits et une ferme pour enfants.

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